Le Thème : Alliances et Résilience


Pour faire Alliances, Résiliences et replacer l’humain et l’agroécologie paysanne au cœur de l’alimentation, afin de consolider les liens de solidarité avec la société civile et la coordination d’organisations citoyennes.


Avec celles et ceux qui produisent et transforment, paysan.ne.s, artisan.e.s, agriculteur.trice.s ;

Avec celles et ceux qui distribuent les productions paysannes, les points de vente du circuit-court ;

Avec celles et ceux qui accompagnent, en amont comme en aval, avec leurs outils, leurs machines et leurs semences ;

Avec celles et ceux qui mangent et luttent pour changer le modèle agricole dominant dans leurs associations et au travers de leur créativité artistique.

S’unir, un droit et un choix d’avenir !

Nos luttes, comme nos alternatives, sont indispensables et pertinentes. Mais, isolées, elles sont impuissantes face à l’agrobusiness. Nous savons que nos adversaires sont bien organisés et ont pour eux la puissance financière et les privilèges y afférents (médias dominants, puissance marketing, lobbying sur les pouvoirs publics…).

Ce n’est qu’ensemble que nous arriverons à rendre visible leurs responsabilités et leurs pratiques dans ce système alimentaire mortifère qui ne profite qu’à quelques-uns au dépend des autres. Il est grand temps de s’organiser, de penser en commun, de faire Alliances & Résiliences !

Face au système dominant et destructeur de l’agro-industrie, en Belgique et partout dans le monde, des paysan·ne·s et des citoyen·ne·s résistent et mettent en œuvre d’autres systèmes alimentaires. Relocalisés, résilients et réparateurs du vivant. Conjuguant biodiversité et productivité agricole, de manière écologique, systémique et démocratique.

Pour les déployer à large échelle, nous continuerons à livrer bataille au quotidien, à unir nos forces et à construire des alliances et résistances nouvelles, tout en soutenant celles et ceux qui expérimentent déjà d’autres pratiques, de la semence à l’assiette. La Petite Foire Paysanne veut aussi défendre des politiques publiques qui placent le droit à l’alimentation et les droits des paysan.ne.s et des agriculteur.trice.s avant la défense des intérêts de l’agrobusiness.

Nous voulons remettre une agriculture à taille humaine au cœur du système, reprendre en main notre alimentation et notre production. Acheter et vendre en filière courte. Travailler dans des conditions dignes pour une rémunération juste. Élaborer une gouvernance démocratique de nos productions alimentaires accessibles à tout.e.s.

Un changement complet de système alimentaire, de la semence à l’assiette, vers des méthodes agroécologiques dans les 10 prochaines années permettrait, d’ici à 2050, de restaurer la biodiversité et les ressources naturelles (eaux, sols…), d’émettre moins de GES et de stocker du CO², tout en assurant une alimentation saine et suffisante pour tou.te.s.

Tandis que certain·e·s agriculteur.trice.s produisent déjà en accord avec ces valeurs, d’autres sont pris dans l’engrenage de l’endettement imposé par l’agrobusiness. Toutes et tous vivent bien souvent avec un revenu sous le seuil de pauvreté, sans juste rétribution de leur travail et trop souvent sans compter leurs heures. Leurs produits sont généralement vendus sous les coûts de production car mis sous pression par la grande distribution. Les producteurs.trice.s méritent des revenus décents et un accès plus aisé et plus sûr à la terre. L’agrobusiness n’ade cesse de faire monter la pression foncière sur leur principal outil de travail, coupant net la transmission des fermes.

Au cœur de la catastrophe qui se déroule sous nos yeux, les paysan.ne.s et les agriculteurs.trices sont en train de disparaître. Aujourd’hui, près de 70 % des agriculteur.ice.s ont plus de 55 ans et plus de 80 % n’ont pas de repreneur.euse identifié.e. De 2008 à 2018, plus de quatre millions d’agriculteurs et agricultrices en Europe ont dû quitter leurs fermes, soit 1000 par jour ! Cette disparition silencieuse se fait dans de profondes douleurs entraînant des drames humains. Pour survivre, certain·e·s s’engagent dans des investissements et des contrats qui les enfoncent toujours plus dans la dépendance, au détriment de l’autonomie de leurs fermes.

Renverser le rapport de force ensemble

Réussir à généraliser cet autre modèle agricole est notre immense défi. La Petite Foire Paysanne sera, cette année, plus que jamais, le lieu de convergence des luttes agricoles. Pour faire Alliances & Résiliences !

Nous appelons les forces militantes et associatives à lutter ensemble contre l’agrobusiness qui écrase l’agriculture et empoisonne la terre, l’air, l’eau et nos corps, et engendre la disparition de celles et ceux qui produisent notre nourriture en détruisant la vie des sols et notre sécurité alimentaire. Une seule solution pour y faire face : continuer à nous organiser face au rouleau compresseur de l’agrobusiness, construire notre souveraineté alimentaire en soutenant ici et ailleurs une agriculture nourricière, agroécologique et rémunératrice pour les agriculteur.trice.s et les paysan.ne.s.

Plus que jamais, nous avons, tou.te.s, besoin d’une agriculture saine et respectueuse du vivant, d’un réseau dense de fermes « à taille humaine » et leur assurant des conditions de vie dignes.

Pour inverser ce rapport de force, passons à l’action dans nos régions, territoires, villes et villages. Pointons les responsables de cette situation et rendons visible leur rôle dans ce système alimentaire mortifère.

Organisons et tissons des liens entre ici et d’autres “ailleurs” sur la planète, entre les villes et les campagnes, entre les dynamiques activistes et les agriculteur·trice.s, entre les mouvements autonomes et les organisations institutionnelles, entre les organisations de solidarité internationale et les associations locales de lutte contre les inégalités.

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