Assemblée Générale du MAP-EPI 2021
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Une immersion dans la vie paysanne au quotidien Vivez une saison entière d’agriculture dans une (...)

Le parcours EPICREA

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Journée des luttes paysannes
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Actions du MAP

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APPEL À LA MANIFESTATION - VOTE THIS CAP DOWN 19/11/2021

APPEL À LA MANIFESTATION -  VOTE THIS CAP DOWN 19/11/2021

Rejoignez-nous à la manifestation qui débutera à 11h Place du Luxembourg à Bxl

14 novembre 2021 par Johanne Scheepmans.
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Le 23 novembre prochain, la nouvelle Politique agricole commune (la PAC, 1⁄3 du budget européen, 400 milliards d’euros, nos impôts) va être votée. Le projet qui est actuellement sur la table est largement insuffisant pour répondre aux défis alimentaires, sociaux et écologiques de notre époque. Il est en contradiction avec le Green Deal et la récente stratégie de La ferme à la fourchette. Il est néfaste pour nos agriculteur.ice.s, pour notre santé et pour l’environnement. Il retire à l’agriculture toute possibilité de devenir un levier majeur de la transition.

Pour une autre PAC !

Sauvons nos agriculteurs et agricultrices en favorisant les primes à l’emploi plutôt que les primes à l’hectare : voilà ce qui devrait être proposé ! Les différentes politiques agricoles, européennes et nationales, nous concernent toutes et tous, mangeurs, producteurs, du Nord comme du Sud. Le projet de nouvelle Politique Agricole Commune, financé avec nos impôts, qui est actuellement sur la table est largement insuffisant pour répondre aux défis alimentaires, sociaux et écologiques de notre époque. Nous ne pouvons pas rester silencieux.ses !
C’est pour cela que le MAP rejoint l’action commune organisée ce 19 novembre 2021 et que nous vous donnons rendez-vous de 11h à 13h Place du Luxembourg à Bruxelles pour faire entendre à nos parlementaires européens que la future Politique Agricole Commune n’est pas la nôtre. Une autre agriculture est possible !
Code vestimentaire : Veste ou blouson sombre et pull de couleur en dessous. Prenez aussi vos mouchoirs et vos plus beaux sourires ! Une action visuelle et médiatique est prévue, on vous en dit plus sur place.

Pour rappel, voici les revendications portées par Henri Lecloux au nom du Mouvement d’Action Paysanne lors de notre audition au Parlement Wallon en février 2021 :

Le MAP demande des politiques qui soutiennent concrètement et avec force les paysan.ne.s mettant en œuvre des pratiques agroécologiques, afin de rendre possible une réelle transition de notre système agricole et alimentaire. Ce soutien doit concerner toutes les étapes et tous les aspects de la vie paysanne : installation, conditions de vie, accès à des ressources telles que la terre, transformation, circuits de distribution, contraintes administratives, reprises de fermes, etc.
L’objectif est de multiplier le nombre de paysan.ne.s mais aussi de soutenir et développer les pratiques agroécologiques, et de développer un maillage de fermes résilientes et “à taille humaine”. Pour cela il est nécessaire de former des paysan.ne.s, avec l’aide de la recherche afin de les aider à s’installer et assurer la pérennité de ces fermes tout en leur assurant un revenu digne.
1) Formation
Il est nécessaire d’axer tous les instruments de la PAC en lien avec la formation et l’encadrement agricoles sur la transition agroécologique. La formation et l’encadrement sont à promouvoir dans toutes les filières. Le budget alloué à la formation agricole, qui stagne depuis quelques années, devrait être renforcé, afin de permettre :
- le soutien et le développement de filières d’apprentissage agroécologique
- le renforcement du soutien aux associations qui se positionnent déjà dans la formation vers des pratiques agroécologiques, comme le réseau de fermes-écoles du MAP-EPI ;
- un accompagnement pour des paysan.ne.s qui se lancent, ou pratiquent déjà (dans) la transition agroécologique.
La formation de nos (futur.e.s) paysan.ne.s doit être soutenue par la recherche sur des modèles agroécologiques à taille humaine en mettant l’accent sur la qualité nutritionnelle des productions. La recherche doit aussi soutenir les paysan.ne.s face aux changements climatiques en leur proposant des cultures riches en protéines et résistantes à ces changements.
2) Aides à la reprise ou l’installation
La création d’une ferme agroécologique prend du temps. Actuellement l’aide est limitée dans le temps alors qu’il faut au moins compter 3 ans afin qu’un.e maraîcher.e ou éleveur.euse installe son projet et ses installations, démarre ses cultures ou son élevage et puisse espérer en retirer un revenu tout en limitant son endettement. Cela implique que pendant ces premières années, un projet coûte beaucoup, tout en étant très énergivore mais ne rapporte pas ou prou.
ll faut encourager les petits projets agroécologiques, plus résilients que de grosses structures :
- en supprimant ou limitant les frais de cotisations obligatoires (surtout si l’ensemble de la commercialisation se fait en direct au consommateur. Dans ce cas, la cotisation Apaq-W ne se justifie pas, tout comme une cotisation et un contrôle Afsca inadaptés) ;
- en allégeant le travail administratif (dossiers d’installation ou autres) ;
- en augmentant le budget des aides « jeunes agriculteurs » avec des critères de durabilité ;
- en plafonnant les aides à l’installation à 100.000€ (70.000€ en capital et 30.000€ en garantie de crédit) et en augmentant l’âge limite à 50 ans ;
- en mettant en place une dégressivité progressive des aides à partir de l’âge de la retraite ;
- en mettant en place un système de parrainage (formation continue et suivi) qui faciliterait également la reprise ou la création ;
- en soutenant les petites structures, qui sont facilement transmissibles sans surendettement et non en soutenant les grandes structures en les encourageant à être toujours plus grandes (plafonner les primes à l’hectare et soutenir les structures proportionnellement aux nombres de personnes y travaillant) ;
- en permettant à ceux qui sont passés par une SACE (couveuse d’entreprise) d’avoir au moins droit à une partie des aides à l’installation (même 20.000€ serait déjà une belle bouffée d’oxygène à l’installation) ;
- en revoyant le revenu de 15.000€ net annuel à la baisse dans les conditions d’octroi des aides à l’installation (non justifié quand on vit en partie de sa production diversifiée et qu’on a presque aucun frais alimentaire) ;
- en diminuant le délai d’octroi des aides à l’installation (au moins pour une partie de celle-ci. A nouveau, on ne demande pas 70.000€ d’aides) ;
- en créant des structures sous régionales de rencontres cédants-repreneurs.
Il est essentiel et urgent de faciliter l’accès à la terre pour les activités nourricières et agroécologiques : notamment en réservant en priorité les terres publiques (bien commun) à des porteurs de projets agroécologiques en installation et pour nourrir les collectivités locales (cantines, crèches, etc.).
3) Soutien aux pratiques agroécologiques
Nous pensons que des modèles de production sont à soutenir et d’autres pas. Nous pensons que les fermes doivent être à taille humaine, transmissibles, sans endettement impossible à supporter. Les aides ne doivent pas être accaparées par des méga-projets de géants de l’industrie agro-alimentaire mais au contraire être utilisées prioritairement pour soutenir les petits et moyens agriculteurs.
Il faut encourager l’agriculture biologique et les modèles agroécologiques et augmenter le budget disponible pour le soutien à ces pratiques (autant aux paysan.ne.s les pratiquant déjà qu’à ceux en transition) :
- en réservant une part significative ( + de 30% ) des budgets du 1er pilier aux éco-régimes (avec une définition claire et à clair contenu écologique) ;
- en réservant une part significative du 2e pilier aux mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC). Les MAE sont distribuées au linéaire de haie plantée, à la longueur de la bande fleurie, avec un minimum difficilement atteignable sur petites surfaces. Afin de soutenir les petites structures, il serait plus judicieux de les distribuer en fonction du pourcentage de surface, sans minimum ;
- en prévoyant des primes incitatrices au moins égales au surcoût de production induit par ces pratiques ;
- en soutenant des pratiques telles que :
- la réduction significative (minimum 60%) de l’utilisation de pesticides et engrais de synthèse d’ici 2030 ;
- l’autonomie fourragère des élevages et l’élevage à l’herbe ;
- l’élevage en extérieur et le pâturage des ruminants ;
- un pourcentage minimum de surface favorisant le maintien de la biodiversité dans les exploitations (en plus des Surfaces d’intérêt écologique) ;
- en maintenant le soutien financier à l’agriculture biologique (pratique et conversion) ;
- en conditionnant les aides du 1er pilier à des pratiques telles que :
- les rotations longues incluant des légumineuses (7 à 9 ans, pas 2 ou 4 ) ;
- le maintien de prairies permanentes ;
- en plafonnant les aides couplées avec des critères environnementaux (notamment en plafonnant le nombre d’UGB par hectare de surface d’alimentation fourragère) ;
- en adoptant, dans le cadre de « Get up Wallonia ! », un plan en faveur de la relocalisation de l’agriculture et de l’alimentation qui coordonnerait et financerait les politiques existantes (Stratégie Manger Demain, plan stratégique PAC, Alliance Emploi-Environnement-Alimentation, PWRP, REGAL, etc.) ;
- en reconnaissant les SPG (Systèmes Participatifs de Garantie, qui encouragent par ailleurs les relations entre producteurs et mangeurs) au même titre que le label bio et en permettant des accès équivalents aux aides et primes que le label bio pour les SPG. Nous approuvons le choix de la Région de soutenir des projets de relocalisation de l’alimentation en Wallonie. Il est en effet important d’encourager de nombreuses petites unités de transformation et de valorisation de nos multiples productions, et cela sur l’ensemble du territoire.
Pour assurer la pérennité de nos fermes, il est aussi important de soutenir :
- le développement de filières alimentaires locales, en appuyant la production et la demande (cantines,...) en produits bio, locaux et vivriers (politiques sectorielles, éco-régimes et développement rural) ;
- les circuits courts, des systèmes tels que le SPG (Systèmes Participatifs de Garantie) ou les labels locaux.
4) Assurer un revenu digne aux paysan.ne.s
Garantir un revenu digne aux agriculteurs.trices et paysan.ne.s est une nécessité. Les faits sont connus : disparition de la moitié des fermes wallonnes en 30 ans ; la majorité des exploitations viandeuses qui, sans prime, produisent à perte ; des maraîchers qui vivent avec 800 euros par mois ou moins, la déstructuration des fermes laitières suite aux crises de 2009 et 2015 et l’absence persistante d’outils de régulation...
Les mesures citées précédemment devraient contribuer à améliorer la situation, mais il est nécessaire d’aller plus loin :
- en réservant les paiements directs aux véritables agriculteurs (acteurs de la production agricole, en excluant notamment les sociétés de gestion), avec un plafonnement à 60.000 euros par exploitant (carte d’identité à l’appui) et la mise en place d’un plafonnement des aides pour les 100 premiers hectares par agriculteur ;
- en maintenant une aide couplée suffisante pour garder des fermes en polyculture élevage ;
- en maintenant et revalorisant le budget consacré aux aides aux premiers hectares (paiement redistributif) ;
- en instaurant une aide forfaitaire significative pour les petites et très petites fermes.


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